Les différents types de livret d’épargne

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Le livret d’épargne (ou compte épargne) désigne un compte ouvert dans un établissement bancaire pour y déposer des économies, qui seront rémunérées selon un taux d’intérêt fixe et connu par avance. Il existe 2 principaux types de livret d’épargne : les livrets réglementés et les livrets non réglementés.

Les livrets réglementés

Les livrets réglementés désignent des comptes épargnes dont le fonctionnement et la rémunération sont réglementés par l’Etat. Les intérêts qu’ils rapportent chaque année sont exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux. Il existe plusieurs types de livrets réglementés : Livret A, Livret Bleu, Livret Développement Durable (ou LDD), Livret jeune et Livret d’Epargne Populaire (ou LEP).

  • Le Livret A est accessible à tous, sans condition de revenus ni d’âge. Il s’agit du produit d’épargne le plus basique car 1,5 euros suffisent amplement pour en ouvrir un. Le plafond des versements est fixé à 15 300 euros et la rémunération annuelle à 2,75% nette d’impôt.
  • Le Livret Bleu possède les mêmes modalités de fonctionnement que le Livret A. Cependant, il ne peut être souscrit qu’auprès d’une agence du Crédit Mutuel. A savoir que depuis le 1er Janvier 2009, le Livret Bleu n’existe plus.
  • Le Livret Développement Durable peut être ouvert par toute personne résidant en France. Il présente un taux d’intérêt de 1,75 %depuis le 1er Février 2013, et on peut y déposer 15 € au minimum et 12 000 € au maximum. Comme son nom l’indique, les sommes qui y sont déposées servent à financer les projets qui protègent l’environnement.
  • Le Livret jeune est uniquement réservé aux personnes de 12 à 25 ans, résidant en France à titre habituel. Librement fixé par les banques, son taux d’intérêt ne doit pas être inférieur à celui du livret A (1,75 % depuis le 1er Février 2013), tandis que son plafond est de 1 600 €.
  • Le Livret d’Epargne Populaire est uniquement réservé aux personnes résidant en France et dont l’impôt sur le revenu ne dépasse pas 769 € d’impôt. Rémunéré 2,25 %, le seuil de dépôt de ce type de livret est compris entre 30 et 7 700 €.

Les livrets non réglementés

Egalement appelés Livret Bancaire (ou Livret B), les livrets non réglementés sont imposables et soumis aux cotisations sociales. A savoir que leurs taux de rémunération sont librement fixés par les établissements bancaires, de même de leurs plafonds qui sont, la plupart du temps, très élevés (plusieurs millions d’euros) voire illimités.

Consulter le site : www.fortuneo.fr pour plus d’informations sur les prestations offertes par un livret d’épargne.

 

Quelles sont les caractéristiques du livret A ?

Le livret A est un compte d’épargne, dont les intérêts sont totalement défiscalisés sur les revenus. Il a été distribué par tous les établissements bancaires depuis le 1er janvier 2009. Toute personne (majeure ou mineure) peut ouvrir un livret A auprès de toutes les banques. Vos enfants peuvent donc détenir leur propre compte épargne pour y verser leurs économies. Toutefois, une personne doit avoir un seul livret A. Mais comment fonctionne le livret A ? Son processus est assez simple. Placez de l’argent et recevez des rentes annuelles. Ces revenus sont exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux. À tout instant, vos fonds sont disponibles et vous pouvez effectuer des versements et des retraits à n’importe quel moment.

Quelles sont les conditions et les démarches à suivre pour ouvrir un livret A ?

Comme cité précédemment, toute personne peut ouvrir un livret A dans n’importe quel établissement bancaire. Néanmoins, une ouverture multiple de ce compte d’épargne est interdite par les conditions du livret A. Sachez qu’une fraude liée à l’ouverture de ce placement est pénalisée par l’imposition des intérêts du livret supplémentaire avec d’éventuelles pénalités de retard. Elle est également frappée d’une amende fiscale de 2 % des sommes inscrites sur ce livret. Si vous décidez de l’ouvrir, prenez rendez-vous avec votre banquier. Celui-ci prépare à l’avance les documents nécessaires et met en place les procédures obligatoires. Parmi les dossiers à fournir, il y a la copie de votre pièce d’identité et le justificatif de domicile de moins de 3 mois. Quant aux mineurs, ils présenteront leur copie du livret de famille ou de l’acte de naissance avec la signature d’un des parents. Une fois votre compte livret A ouvert, vous effectuez un versement d’un montant minimal de 1,5 € pour la Banque Postale et de 10 € pour les autres banques. Le plafond à déposer ne doit pas dépasser 22 950 €, et ce, depuis le janvier 2013. Si vous avez actuellement la somme de 15 000 € sur votre livret, le versement maximum est de 7 950 €. À noter que vous pouvez faire une demande de carte bancaire utilisable dans tous les distributeurs de billets de l’établissement choisi. À part cela, prenez en compte le calcul du taux d’intérêt par quinzaine qui est de 2,25 %. Son évaluation se fait tous les premiers et le 16ème jour du mois. Il vaut mieux effectuer des retraits en début de quinzaine et des dépôts en fin de quinzaine.

Comment transférer un livret A ?

Le décret du 4 décembre 2008 stipule que tous particuliers sont autorisés à transférer leur livret A ouvert vers une banque de leur choix. Cette dernière s’occupait de l’ensemble des formalités de la cession des fonds et de la clôture de l’ancien livret dans un délai de 15 jours. Cette procédure n’existe plus depuis le 1er janvier 2012. Si vous souhaitez rapatrier votre livret A dans un autre établissement, vous n’avez qu’à le clôturer dans la banque cédante pour en ouvrir dans celle choisie. À noter qu’il n’y a pas de frais sur les opérations d’ouverture ou de clôture d’un livret A.

À quoi sert l’argent du livret A ?

Les fonds collectés par les établissements bancaires sont gérés par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) sous l’initiative de l’État. Ils servent à financer des projets sous forme de prêts de diverses natures. La CDC octroie des prêts à long terme aux bailleurs sociaux pour la construction des logements. Des fonds sont aussi accordés pour la rénovation ou l’édification de structures publiques (hôpitaux, universités, bâtiments administratifs lignes TGV…). Une partie de ces fonds permet également de soutenir les PME via des microcrédits.